Enjeux > Jusqu’à quand l’économie de l’imprimé pourra-t-elle financer celle du Web ?
Par david le dimanche 15 juillet 2007, 16:58 - Mix économique - Lien permanent
Bien que le chiffre d’affaires de la presse écrite (payante + gratuite) progresse de 0,4% entre 2005 et 2006, soit 10,62 milliards d’euros, la presse payante voit ses revenus décliner ce qui l'oblige à se diversifier…
Source : DDM
En 2006, le chiffre d’affaires de la presse est très exactement de 10,62 milliards d’euros (+ 0,4% sur l’année 2005) et se répartit de la manière suivante : recettes publicitaires 44%, recettes liées aux ventes 56%. Cependant, malgré le développement de la presse d’information gratuite (à partir de 2002), le chiffre d’affaires de la presse écrite est toujours en dessous du niveau de l’année 2000 (10,64 milliards d’euros) !
D’ailleurs, l’essentiel de la croissance des recettes publicitaires bénéficie toujours à la presse gratuite. Ainsi, sur les 90 millions d'euros d’augmentation, la presse gratuite s’en accapare 70 millions contre seulement 20 millions pour la presse payante.
Voici quelques chiffres clés extraits de l’étude publiée par la Direction du Développement des Médias en juillet 2007 :

Cette baisse de 1,9% se divise de la façon suivante :
- -3,1% pour les recettes des ventes,
- -0,3% pour les recettes publicitaires.
En fait, selon cette étude :
En tenant compte de l’inflation, le chiffre d’affaires de la presse
écrite a en réalité baissé de 11% depuis cette date (l'année 2000).
L’économie de la presse payante en mauvaise posture est en quête de diversification
En 2006, l’ensemble de la presse payante a vu son CA baisser de 0,2% en termes réels (ou euros constants, c’est-à-dire hors inflation) et l’augmentation de 1,6% des recettes liées aux abonnements n’a pas pu corriger la baisse des recettes de ventes au numéro (-2,4%). C’est pourquoi, les éditeurs de presse sont en quête de nouveaux relais de croissance en diversifiant les sources de revenus, notamment sur le Web. D’ailleurs, le revenu « hors presse » progresse de + 7,3% et sa part représente dans le chiffre d'affaires global 13,2% en 2006 contre 12,6% en 2005.
