Parts et croissances des inv pub en ligne

Cependant, d’ici 3 ans, bien des éditeurs envisagent une augmentation significative de leurs revenus en ligne (jusqu’à 10 à 15 % du CA global généré par le Web) et comptent bien réussir leur pari de mettre la main sur les revenus publicitaires. Mais une question reste en suspend : malgré l’espoir de voir le marché publicitaire en ligne doubler d’ici quelques années, les éditeurs pourront-ils tous espérer survivre sur Internet, en tirant leurs revenus uniquement de la publicité ? En effet, au vu du montant auquel la publicité est vendue aujourd’hui par les éditeurs, la grande majorité des entreprises de presse ne peuvent tout simplement pas tabler sur cette seule manne pour pérenniser leur activité en ligne.

Dès lors, comme le souligne Jean-Louis Servan-Schreiber, PDG de Finev la société éditrice de Psychologies Magazine, lors de la Semaine de la presse Magazine la presse devra se « restructurer » tout en tentant « d’innover sur le Web » pour pouvoir espérer s’en sortir. Didier Quillot, PDG de Lagardère Active Média, lui, estime que certains titres de presse n’auront tout simplement pas leur place dans le nouvel environnement qui se dessine… ce qui amène le journal Le Monde à titrer : La presse magazine à l’aube de profonds bouleversements (article paru le 25/04/2007).

Ainsi, à côté des marques de presse leaders et internationnalisées qui disposent des « moyens » pour s’adapter à l’ère numérique ou pour procéder à des rachats de concurrents Web, le danger n’est-il pas pour la grande majorité des titres de la presse écrite – qui peine actuellement sur le Web à repenser leur offre éditoriale et leur mix économique – de se faire manger tout cru par les « pure players », toujours plus nombreux, créatifs, innovants et en pleine croissance d’audience grâce à leurs contenus gratuits ?

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